Cette exposition présente la série Plates I-XXXI de la photographe allemande Lia Darjes. Pendant le confinement, l’artiste s’inspire de l’observation d’un écureuil s’approchant d’un reste de gâteau sur la table du jardin de ses parents. Elle recrée cette scène en invitant ses proches à partager des repas dans ce même lieu ou en s’invitant elle-même dans le jardin des autres, puis en récupère les vestiges — vaisselle, fleurs, miettes — qu’elle dispose avec soin, comme les prémices d’une nature morte contemporaine. L’artiste installe ensuite son appareil photographique, programmé pour se déclencher en son absence au moindre mouvement. La caméra reste parfois là une nuit, parfois une semaine, ouverte à la possibilité qu’un animal s’invite dans le cadre et vienne ainsi capturer cet instant suspendu. L’exposition célèbre la coexistence subtile entre l’humain et l’animal, tout en invitant le public à redécouvrir la beauté simple d’un monde partagé.
Une collaboration avec la Fondation Convergences.








