Avec Yvan Alvarez, Tim Bruggeman, Aline d’Auria, Sixtine de Thé & Alexandra de Saint Blanquat, Lina Geoushy, Mårten Lange, Sebastian Stadler, Sarah Jade Sullivan, Nabil Tazi, Bernard Tullen, Farren van Wyk, Magdalena Wysocka & Claudio Pogo, Yana Wernicke, Yujie Zhou.
Le Palais des tressaillements sonde certaines des ramifications de l’héritage des images, de leurs circulations, appropriations et resignifications. Nous sommes tout·es récipiendaires d’images et des récits qu’elles véhiculent, qui impriment leur marque sur la construction de notre identité, et les manières dont nous faisons l’expérience du monde. Les liens de l’image à l’histoire collective comme à la mémoire individuelle sont aussi complexes que profonds. Ces images sont aussi bien celles des albums familiaux dont l’héritage peut être source d’émancipation comme d’écrasement, que celles disséminées par les médias de masse, dont certaines s’imposent soudain comme les icônes singulières d’une époque, alors que d’autre le font par la force brute de leur nombre répété. Sans que nous n’en ayons pleinement conscience, des cultures visuelles diffuses, mais solidement ancrées en nous façonnent subtilement une partie de nos identités, de nos places au sein de la société, de nos valeurs et visions du monde.
À l’heure des réexamens critiques des imageries qui ont forgé les imaginaires du monde, Le Palais des tressaillements propose un assemblage de travaux d’artistes contemporain·es ouvrant sur de possibles réappropriations, resignifications et recirculations des images reçues en héritage collectif ou individuel.
L’exposition propose ainsi un examen critique, mais aussi poétique de la circulation des images, des cultures visuelles communes qu’elles façonnent inévitablement comme des identités individuelles qu’elles marquent durablement. Face aux images constamment charriées autour de nous, quelle est notre marge de manœuvre, notre possibilité de faire un pas de côté pour forger de nouveaux sens, lutter contre des récits dominants parfois aussi diffus que destructeurs, mais aussi d’accueillir et développer des filiations porteuses de sens et d’émancipation?










