Le programme est ouvert à tout·e artiste ou photographe professionnel·le (y compris autodidacte) qui n’est pas, pendant la période du mentorat, inscrit·e dans un autre programme de mentorat ou un cursus académique (y compris en école d’art ou de photographie). La maîtrise à l’oral d’au moins une des langues suivantes est nécessaire: allemand, anglais, arabe, farsi, français, italien, mandarin.
L’inscription et la participations sont gratuits, et les mentees reçoivent un soutien de 500 CHF à leur projet à la fin du programme. Toute personne qui dépose sa candidature pour le programme pourra participer (gratuitement) à deux masterclasses données en ligne en anglais durant la période du mentorat.
Les mentors 2026 sont: Holly Roussell, Abdo Shanan, Sabine Hess, Yann Mingard, Mahalia Taje Giotto, Hannah Darabi, Jermaine Francis, Akosua Viktoria Adu-Sanyah, Andrea Copetti. Chaque mentor sélectionne le projet qu’elle ou il souhaite accompagner parmi les candidatures reçues.
Les candidatures sont ouvertes du 20 février au 22 mars 2026. La sélection sera annoncée fin avril 2026.
L’inscription se fait uniquement via le formulaire en ligne, après avoir consulté les conditions de participation.
PRÉSENTATION DES MENTORS 2026
Holly Roussell 容思玉 (née en 1989) est curatrice, chercheuse, autrice et muséologue américano-suisse, spécialisée dans la photographie et l’art contemporain d’Asie orientale. Elle a organisé de nombreuses expositions collectives et individuelles pour des musées, biennales et festivals à l’échelle internationale, notamment au Folkwang Museum (Allemagne), MUCEM (Marseille), NGV (Melbourne) et au MMCA — Musée d’art moderne et contemporain de Séoul. Actuellement basée à Paris, Roussell est curatrice au UCCA Center for Contemporary Art de Beijing depuis 2021. Elle a auparavant travaillé en tant que curatrice indépendante en Chine et en Suisse, et a travaillé pendant cinq ans à Photo Élysée à Lausanne. En 2022, elle est curatrice invitée du secteur Curiosa de Paris Photo, dédié aux artistes émergents. Ses projets récents comprennent Slide/Show: Light Images in Chinese Contemporary Art (2023-2026); Feng Li: White Nights in Wonderland (Fotografiska Shanghai/Stockholm/Berlin, 2023-2025); Riar Rizaldi: A Phantom Ride of the Sunda Plate (Centre de la photographie Genève, 2024); l’importante exposition itinérante avec publication Civilization: The Way We Live Now (en collaboration avec William A. Ewing, depuis 2018); et Mo Yi: Me in My Landscape (Rencontres d’Arles/UCCA, 2024). En 2026, Roussell organise l’exposition solo majeure de l’artiste et collectionneur français Thomas Sauvin, Beijing Silvermine: Archive Anthology, pour Fotografiska Shanghai, et co-écrit l’un des premiers ouvrages de référence en anglais sur la photographie coréenne aux éditions Thames & Hudson, au Royaume-Uni, Shine Brightly: Korean Photography Since 1957.
Langues parlées: français, anglais, mandarin
Abdo Shanan est né en 1982 à Oran, en Algérie, d’un père soudanais et d’une mère algérienne. Il a étudié l’ingénierie des télécommunications à l’université de Syrte, en Libye, jusqu’en 2006. En 2012, il a effectué un stage chez Magnum Photos Paris, ce qui lui a permis de mener des réflexions sur son approche photographique. En 2015, il a été nominé au Fonds d’urgence de la Fondation Magnum, et a cofondé la même année le collectif 220, un collectif de photographes algériens. Un an plus tard, en 2016, sa série Diary: Exile a été sélectionnée par Addis Fotofest. En 2019, Abdo a remporté le CAP Prize (Contemporary African Photography Prize) pour son projet Dry. La même année, il a été sélectionné pour la Joop Swart Masterclass du World Press Photo. En 2020, il est lauréat du prix Premi Mediterrani Albert Camus Incipiens. La même année, il a été co-commissaire de Narratives from Algeria au Photoforum Pasquart à Bienne, en Suisse. En 2022, il a été lauréat du prix Sheikh Saoud Al Thani pour son projet A Little Louder, et a présenté sa première exposition personnelle au Centre de la photographie Genève.
Langues parlées: arabe, anglais et français
Sabine Hess est une photographe germano-suisse basée entre Thoune et Bienne en Suisse et est diplômée du London College of Communication, UAL. Elle s’intéresse aux relations que nous entretenons avec la nature, ainsi qu’aux histoires personnelles et collectives. Outre ses projets documentaires, Hess travaille dans le domaine de la photographie éditoriale et du portrait. Ses travaux ont été publiés dans des magazines tels que FT Weekend Magazine, Das Magazin, M le Magazine du Monde, NZZ Folio, Die Zeit, Monocle et Libération. Son premier livre, You Felt the Roots Grow, a été sélectionné pour le Star Photobook Dummy Award et publié par Ciao Press et Witty Books en 2023. Son deuxième livre, One Bed Two Blankets, Seventy-Six Rules, a été créé en collaboration avec Nicolas Polli en 2023. Son travail a été exposé au Kunstmuseum Thun, au Centre de la photographie Genève, à la Biennale Images Vevey, au Verzasca Fotofestival et au Peckham 24.
Langues parlées: allemand et anglais
Yann Mingard vit et travaille à Gorgier en Suisse. Ses projets photographiques se concentrent sur l’analyse du réel, utilisant la rigueur documentaire pour produire une réflexion poétique et critique sur notre rapport au monde, à la mémoire et à la survie du vivant. Yann Mingard travaille presque exclusivement par séries de long terme, construites comme des recherches. Chaque image fait partie d’un ensemble cohérent, pensé comme un corpus plutôt qu’une œuvre isolée. A ce jour, il a publié sept monographies. Il a exposé notamment à Photo Elysée, au Finnish Museum of Photography, au Fotomuseum Winterthur, au Musée Folkwang et au Lianzhou Photo Festival. Ses œuvres font partie de collections importantes comme celles de Photo Elysée, du Fotomuseum Winterthur, du Musée Folkwang, Mast et de diverses collections privées. Il est représenté par Parrotta Contemporary Art Gallery en Allemagne.
Langues parlée: français
Diplômé du MA en photographie de l’ECAL en 2022, Mahalia Giotto alias taje (CH, 1992) explore les thèmes du corps, de l’identité et de la représentation. Son premier ouvrage, existential boner (SPBH/ECAL, 2023), a été exposé à Images Vevey, lors d’un solo show au SPBH Space à Milan, et a remporté les Swiss Design Awards en 2024. À travers une approche personnelle visant à explorer les limites de la photographie, il interroge la binarité des normes, avec un nouveau focus sur la masculinité et ses multiples incarnations.
Langues parlées: français et anglais
Photographe iranienne née en 1981 à Téhéran, Hannah Darabi a étudié à la Faculté des Beaux-Arts de Téhéran, puis à l’Université Paris VIII-Saint-Denis. Aujourd’hui installée à Paris, son pays d’origine reste le sujet principal de la plupart de ses séries photographiques. Afin de révéler la situation politique complexe de ce pays, elle crée des séries dans lesquelles ses photographies interagissent avec d’autres matériaux, tels que des textes, des images d’archives ou des objets. Le livre de l’artiste occupe une place privilégiée parmi les autres formes de représentation qu’elle explore. Ses livres font partie de collections publiques et privées, et son travail Rue Enghelab, la révolution par les livres, Iran 1979-1983, publié en 2019 par Spector Books et Le Bal. Soleil of Persian Square, son récent projet de recherche-création en lien avec la diaspora Iranienne de Californie de Sud et sa musique populaire, a été publié par le Centre d’Art Gwinzegal en 2021. Hannah Darabi a reçu le prix de Bernd und Hilla Becher par la ville de Düsseldorf pour l’ensemble de sa pratique artistique en 2022. Elle est lauréate du Prix Elysée pour son projet autour de la danse populaire iranienne, Why Don’t You Dance?, en 2025.
Langues parlées: français, anglais, farsi
Jermaine Francis est un artiste/photographe basé à Londres dont le travail explore nos négociations physiques, historiques et psychologiques dans les espaces que nous habitons, ainsi que les questions de pouvoir, de classe, de race, de société et de politique au sein de la culture visuelle. Son travail a été exposé au International Centre of Photography de New York, à la National Portrait Gallery de Londres, au Haus Wien en Autriche, à la Galerie Pcp de Paris, au Centre of British Photography de Londres, à la Saatchi Gallery à Londres, à la Pembroke JCR Gallery d’Oxford, au Camden Arts Centre, à Sherbert Green à Londres, au Peckham 24 Photo Festival 2024, à l’Impression Gallery de Bradford, à V&A Lates, au Glass Tank de l’Université d’Oxford Brookes, à la Dulwich Picture Gallery à Londres, ainsi qu’au Norwich Castle Museum and Art Gallery. Il a coorganisé l’exposition collective Notes on a Native Son, After Baldwin avec Emma Bowkett dans le cadre de l’édition 2023 du Peckham 24 Photo Festival. Son travail a également été publié dans des monographies: The Art of Protest: Political Art and Activism, ICP Concerned Global Images for Global Crisis et Photo No’s No’s. Il a également écrit pour a 1000 words Photographic Magazine, Thames & Hudson, BoyBrother Friend and Beauty Papers… Il est actuellement maître de conférences associé au MA Media Studies at the Royal College Art, MA Documentary Photography & Photojournalism London College of Communications, ainsi qu’au BA Fashion Communications Central St Martins School of Design.
Langue parlée: anglais
Akosua Viktoria Adu-Sanyah (née en 1990 à Bonn) est une artiste germano-ghanéenne basée à Zurich. Son travail explore l’image, la matière et la mémoire en tant qu’éléments fragiles et sensibles à travers différents supports: objets photographiques, installations axées sur le processus et peinture. Elle a récemment présenté ses œuvres lors de plusieurs expositions individuelles, notamment Corner Dry Lungs au MMK de Francfort et The House Is a Body au Bristol Photo Festival, en plus de participations à Art Basel Hong Kong et Foam Amsterdam. Ses œuvres font partie de collections publiques, telles que celles du Kunsthaus Zürich, MMK Frankfurt ou encore du Stedelijk Museum Amsterdam. Akosua Viktoria Adu-Sanyah a été lauréate du Swiss Art Award et a reçu plusieurs bourses. En 2026, l’artiste exposera dans le cadre de différentes expositions individuelles au Kunsthaus Glarus, au Centre Culturel Suisse Paris et à la Deichtorhallen Hamburg.
Langues parlées: allemand et anglais
Andrea Copetti est le fondateur et gérant du Tipi Bookshop, une librairie photographique indépendante ouverte à Bruxelles en 2012. Formé d’abord en arts et illustration, puis en photographie à l’École de Recherche Graphique de Bruxelles, il a choisi de consacrer son énergie à un espace entièrement consacré au livre photo, à l’édition indépendante et aux pratiques expérimentales autour de la photographie. Depuis plus d’une décennie, Tipi Bookshop se distingue par une sélection très personnelle de publications: photobooks auto-édités, publications confidentiels, projets d’artistes établis ou émergents. Andrea souhaite offrir une visibilité à des œuvres souvent en marge des circuits traditionnels et créer un lieu où les visiteurs prennent le temps d’explorer, de toucher, de feuilleter. Parallèlement à la librairie, il accompagne des auteurs et des photographes dans la conception de leurs propres publications. Ses conseils portent sur la narration visuelle, la structure éditoriale ou les choix matériels. Dans cet esprit, il met à disposition une vaste gamme d’échantillons de papier directement consultables sur place, permettant aux artistes de comprendre l’impact du support sur le récit photographique. Grâce à cette approche exigeante et généreuse, Andrea Copetti a fait de Tipi Bookshop un refuge pour la création éditoriale indépendante et un point de rencontre essentiel pour la communauté du livre photo à Bruxelles et au-delà.
Langues parlées: français, anglais, échanges possibles en italien