Le Centre de la photographie Genève a le plaisir d’accueillir la deuxième édition de la biennale PIPAS (Photographie et Image Pour l’Apprentissage Scolaire). Cette rencontre photographique conçue pour et avec les élèves invite une quarantaine de classes du canton de Genève à découvrir et expérimenter le savoir-faire lié à la réalisation d’une biennale: conceptualisation des projets, réalisations des photographies et des textes, et même montage des expositions et médiation culturelle. Le Centre de la photographie Genève est heureux de contribuer à ce projet pédagogique, d’y apporter ses connaissances et son expertise, et de lui offrir une visibilité publique importante en exposant les projets photographiques qui en résultent dans son espace d’exposition.
PIPAS vise à sensibiliser et former les élèves aux multiples enjeux liés à l’image, par la réflexion et par la pratique. Depuis la révolution numérique, la nouvelle génération est prise dans un flux d’images. Il semble essentiel que les enfants et les jeunes puissent construire un espace intérieur de perception, une distance permettant l’analyse de ces images. De plus, dans un monde qui se dématérialise de plus en plus, et où les modèles idéaux sont aussi omniprésents qu’inatteignables, il apparaît également fondamental qu’enfants et jeunes puissent vivre l’expérience d’un processus de création, avec son rythme propre, ses moments de frustration et de satisfaction, et la fierté de l’aboutissement. Penser, anticiper, questionner, contextualiser, essayer, réaliser, partager: par cet apprentissage pratique, cette manifestation permet de favoriser l’acquisition de savoirs et de savoir-faire de manière autonome, concrète et réflexive. PIPAS a par ailleurs le désir de mettre en valeur l’école comme créatrice et actrice culturelle du territoire où elle est implantée.
Chaque biennale se décline autour d’un thème. Après Photo-récits pour la 1ère édition, Le Quotidien est ailleurs est le titre de la biennale 2024: une phrase volontairement énigmatique, poétique, pour que chacun puisse l’interpréter, se l’approprier très librement. Quotidien, ailleurs, deux mots destinés à guider ou ouvrir des horizons. Le quotidien, cela peut être les gestes, ce qui se répète, ce dont on n’a même plus conscience, une réalité de tous les jours que l’on ne voit même plus. L’ailleurs peut être ce qui est lointain, différent, en dehors, étranger, peut-être même étrange. Les deux mots peuvent se mêler, prendre le sens que chacun voudra. Tout simplement, le quotidien peut aussi être ce qui est photographié, et l’ailleurs ce que l’auteur de la photographie veut donner à voir quand il prend son cliché. Son regard. Derrière cette expression ouverte, la volonté de PIPAS d’explorer les multiples rapports de la photographie au réel. La photographie semble n’être qu’une captation du réel, elle est en réalité, on le sait, toujours le résultat d’un choix, un geste créatif. C’est ce geste créatif que la thématique 2024 veut susciter.
Le projet se construit en deux temps. De septembre à mai, les élèves sont mis face à des images, ils sont amenés à les lire, les décoder, mais aussi et surtout à en créer. Pour cela, ils travaillent avec des photographes professionnel·les genevois·es et/ou leurs enseignant·es. En mai a lieu le moment public de la biennale, avec une exposition au Centre de la photographie Genève et en extérieur à l’écoquartier de la Jonction, et un programme d’événements et de médiation culturelle. Dans le but de soutenir l’apprentissage de la façon la plus large possible, des élèves de diverses filières genevoises de formation sont invités à participer à la réalisation de tous les aspects de la biennale: création de l’identité visuelle par les élèves du CFP Arts, fabrication de supports d’exposition par les élèves du CFP Construction, communication sur Instagram par les élèves de l’équipe Digilab d’Espace Entreprise, et accueil du public par les élèves d’Espace Entreprise.
Plus d’information sur le site de la biennale PIPAS.
Avec le soutien d’Ecole&Culture et de la Fondation Baur.



















