Avec La Levée des corps, l’artiste suisse Virginie Rebetez poursuit sa recherche autour de la disparition, de la mémoire et des archives. Mandatée par le Service des Archives de l’État du Valais en 2021, la photographe a endossé le rôle d’une archiviste et s’est intéressée pendant deux ans aux dossiers de personnes qui se sont ôtées la vie entre les années 1910 et 1960. Des histoires de suicidé·es souvent cachées – ou que l’on s’est forcé·e d’oublier – qui, paradoxalement, se retrouvent aux Archives Cantonales dans des traces écrites de levées de cadavres faites par des médecins légistes, d’enquêtes policières ou de rapports de familles. L’artiste s’est plongée dans ces documents non publics, qu’elle a nettoyés, photographiés, numérisés avec l’aide d’une restauratrice. Avec ce projet, Virginie Rebetez sort ces histoires du silence et les met en lumière à travers différents mediums: des photographies, des reproductions d’archives, des vidéos, une sculpture ainsi que différents enregistrements sonores diffusés dans l’espace ou à écouter au casque. — Anne Jean-Richard Largey, directrice de la Ferme-Asile
Virginie Rebetez. La Levée des corps
Éditeur: La Ferme-Asile
Texts d'Alain Dubois, Danaé Panchaud, Anne Jean-Richard Largey
Couverture rigide, reliure suisse, 96 pages, 32 x 24.5 cm
Langue: français
Tirage: 400
2024













