Fiche d'artiste


Pablo Reol * 1989 à Bordeaux, vit à Montreuil

Les Derniers collages de Pablo Reol se situent à mi chemin entre le dernier verre et le dernier épisode d’une série culte, ils sont addictifs ! Il associe deux images pour en faire une seule, et c’est bien connu, les choses simples sont les meilleures :Une paire de mains soignées touchent délicatement un doux galet adéquat au massage pierre chaude / un mur de manifestant balance joyeusement des pavés sur les flics en mai 68. Trois belles amphores romaines ramenées du f [...]

Les Derniers collages de Pablo Reol se situent à mi chemin entre le dernier verre et le dernier épisode d’une série culte, ils sont addictifs ! Il associe deux images pour en faire une seule, et c’est bien connu, les choses simples sont les meilleures :Une paire de mains soignées touchent délicatement un doux galet adéquat au massage pierre chaude / un mur de manifestant balance joyeusement des pavés sur les flics en mai 68. Trois belles amphores romaines ramenées du fond de l’eau à travers les siècles / un porte conteneur géant de 200 000 tonnes. Ou encore, celui emprunté pour l’affiche de Néoglobalidad : Un modèle de carte visa arborant un voilier en visuel / l’étendue bleue et huileuse de la mer méditerranée. Le regard de Pablo Réol est teinté autant de fascination que d’inquiétude puisqu’il rend compte d’un mode de vie reposant sur la marchandise. Tous ses collages, depuis le début de sa série en 2014, témoignent de façon ludique de notre relation de consommation aux images qui se révèle aussi sublime qu’obnubilante de vulgarité et de répétition. Il explore et absorbe en pionnier le vaste domaine du photomontage sur les médias sociaux, et plus largement l’intensif expressivisme digital encouragé par les géants du web.

Pablo Réol, né en 1989 à Bordeaux, est basé à Montreuil. Il se présente comme un pilleur, un voyeur, un artiste et photographe à la pratique étendue. Il digère des flux incessants d’images pour en faire une matière physique qu’il traite par des jeux d’association, passant du collage à la sculpture. Ses créations ont été montrées en Allemagne à la Kunsthalle der Sparkasse de Leipzig; au Mexique à Oficina de Arte, Mexico; en Suisse au Commun à Genève et avec le Palais de Tokyo hors-les-murs dans le cadre de la Manifesta 11 à Zurich; à Cuba pour la Biennale de la Havane et en France notamment lors de la la soixante sixième édition de l’exposition Jeune Création à la galerie Thaddaeus Ropac de Pantin.

 

Photographie : Pablo Reol, Empire, collage numérique, dimensions variables, 2015

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