Maya Bösch, Compagnie Sturmfrei
Explosion of Memories

15.11 — 03.12.2017

Ce projet aborde les sujets de la mémoire et de la tragédie dans un lieu d’hybridité où se mêlent installations, photographies, espaces sonores, et arts vivants. 

Vernissage: 15.11.2017 18:00

Pour ce projet Maya Bösch s’entoure de Rudy Decelière (son), Fred Lombard (caméra et directeur de photo), Christian Lutz (photographie) et Thibault Vancraenenbroeck (scénographie), mais aussi d’une quinzaine d’artistes et de professionnels venant du cinéma, du théâtre, de la performance et de l’art contemporain.

16.11 au 3.12 : SOULEVE-MOI une expérimentation de l’exposition en continu en présence de deux acteurs

Tous les jours au Cinéma Studio : RISS / FÊLURE / CREPA, un film de fiction 35′ produit par la Compagnie sturmfrei en coproduction avec ALVA FILM

24.11 à 18h : LA FORÊT D’O, performance collective en présence de 100 danseurs

18, 19 ,24, 25, 26, 28, et 29.11 de 12h à 17h : CARTOGRAPHIE RELIEVEséance individuelle avec Anne Marchand, praticienne en réflexologie

Inscription sur : https://doodle.com/poll/t64rbns473ksp4g5

 

www. c i e s t u r m f r e i . c h

« Explosion of Memories » est une exposition qui mêle différentes formes et pratiques artistiques : cinéma, installation, performance, son, écriture et photographie.

S’emparant du Commun et du CPG comme un espace uni, Maya Bösch se propose de mettre en scène les pièces d’une exposition qui rassemble : son premier film, une série d’installations sonores, visuelles, et plastiques, pour tenter d’évoquer la quête de l’impossible réconciliation entre l’e [...]

« Explosion of Memories » est une exposition qui mêle différentes formes et pratiques artistiques : cinéma, installation, performance, son, écriture et photographie.

S’emparant du Commun et du CPG comme un espace uni, Maya Bösch se propose de mettre en scène les pièces d’une exposition qui rassemble : son premier film, une série d’installations sonores, visuelles, et plastiques, pour tenter d’évoquer la quête de l’impossible réconciliation entre l’espace aliénant du présent et celui, rêvé, explosé de la mémoire.

À l’origine du projet, il y a cette rencontre en 2014 entre Maya et Gibellina, un village rural sicilien détruit par un tremblement de terre en 1968. Puis aussi avec Nicolo Stabile, producteur italien, enfant né à Gibellina peu d’années avant le tremblement de terre, qui a conduit l’équipe artistique sur ces nouveaux lieux de mémoire. Mais qu’est-ce que la mémoire et comment se crée t-elle ? La mémoire est-elle toujours collective, tragique ? Ce qui intéresse Maya Bösch, ce n’est pas la mémoire en tant que boîte noire qui enregistre les différentes informations aléatoires du système, mais la mémoire en tant que évènement physique qui surgit d’un coup : « Elle transperce de manière violente, entre deux instants, deux images, deux sons, deux émotions, dans la fente mentale comme une apparition ». La mémoire déchire le temps en plusieurs séquences. Elle devient aussi présente, que palpable, une force qui entrechoque, surprend puis se pose ensuite comme corps, geste ou langage sur les ruines du réel. «Explosion of Memories» est cette expérience quand la mémoire frappe.

 

Installation Photographies : PHOTORAMA GIBELLINA , Premier étage du Commun

Photographies de Christian Lutz prises lors du tournage du film à Gibellina en 2016. Espace plongé dans une pénombre, structuré par le graphique d’une vingtaine de faisceaux lumineux qui tranchent et rythment l’espace. Au bout, à l’horizon, des photographies, à peine visible, apparaissent comme des phénomènes optiques, des mirages. Une vingtaine de photographies  sont au mur dans trois formats d’exposition différents, sur les murs au fond de la salle, à l’opposé de l’arrivée de l’escalier. Des images de paysages dans la brume, au crépuscule, dans la nuit, des territoires sans humain, des fragments, extraits, fêlures. Un no man’s land d’une beauté pittoresque, apparait d’un coup, en se soulevant, fascinant.

Les questions qui préoccupent Maya Bösch concernent le rapport qu’on entretient avec l’image : la coproduction entre image et spectateur. Comment est-ce que la photographie manipule-t-elle, l’expérience et le réel? Qui est producteur de la douleur et de la mémoire ? L’image ou le spectateur, ou les deux ? Une autre question indispensable au processus de création : Comment photographier la mémoire ? Christian Lutz ne capturait pas seulement des images de répétition et du tournage, mais s’aventurait davantage à parcourir les paysages, les chemins, collines et routes qui mènent de Gibellina Nuova à Gibellina Vecchia (environ 11 km de distance entre les deux villages), et au «Grande Cretto» : errer parmi les ruines, la tragédie, sentir l’échec et l’utopie des temps révolus. Il s’agit de jouer, mélanger, délocaliser, inverser, se distancer, perturber, ... de créer des visions et du déplacement. Cette installation joue sur la perception du visiteur et sur son rapport à la photographie. Qu’est-ce qui se dessine quand il est loin de l’image, qu’est-ce qui se passe quand il est tout près. Qu’est-ce qu’une image et qu’est-ce qui est derrière ? Où finit la photographie et où commence la sienne ? Est-ce que ce qu’il voit est réel ou imaginé ? Quelle est l’histoire d’une image ? Quel est son futur, son ombre, son empreinte ? Gibellina se présente devant le visiteur comme un territoire utopique, comme une architecture de rêve, fantomatique.


Fiche d'artiste

Maya Bösch * 1973 à Zürich, vit à Genève

« Explosion of Memories » est une exposition qui mêle différentes formes et pratiques artistiques : cinéma, installation, performance, son, écriture et photographie.

S’emparant du Commun et du CPG comme un espace uni, Maya Bösch se propose de mettre en scène les pièces d’une exposition qui rassemble : son premier film, une série d’installations sonores, visuelles, et plastiques, pour tenter d’évoquer la quête de l’impossible réconciliation entre l’e [...]

« Explosion of Memories » est une exposition qui mêle différentes formes et pratiques artistiques : cinéma, installation, performance, son, écriture et photographie.

S’emparant du Commun et du CPG comme un espace uni, Maya Bösch se propose de mettre en scène les pièces d’une exposition qui rassemble : son premier film, une série d’installations sonores, visuelles, et plastiques, pour tenter d’évoquer la quête de l’impossible réconciliation entre l’espace aliénant du présent et celui, rêvé, explosé de la mémoire.

À l’origine du projet, il y a cette rencontre en 2014 entre Maya et Gibellina, un village rural sicilien détruit par un tremblement de terre en 1968. Puis aussi avec Nicolo Stabile, producteur italien, enfant né à Gibellina peu d’années avant le tremblement de terre, qui a conduit l’équipe artistique sur ces nouveaux lieux de mémoire. Mais qu’est-ce que la mémoire et comment se crée t-elle ? La mémoire est-elle toujours collective, tragique ? Ce qui intéresse Maya Bösch, ce n’est pas la mémoire en tant que boîte noire qui enregistre les différentes informations aléatoires du système, mais la mémoire en tant que évènement physique qui surgit d’un coup : « Elle transperce de manière violente, entre deux instants, deux images, deux sons, deux émotions, dans la fente mentale comme une apparition ». La mémoire déchire le temps en plusieurs séquences. Elle devient aussi présente, que palpable, une force qui entrechoque, surprend puis se pose ensuite comme corps, geste ou langage sur les ruines du réel. «Explosion of Memories» est cette expérience quand la mémoire frappe.

 

Installation Photographies : PHOTORAMA GIBELLINA , Premier étage du Commun

Photographies de Christian Lutz prises lors du tournage du film à Gibellina en 2016. Espace plongé dans une pénombre, structuré par le graphique d’une vingtaine de faisceaux lumineux qui tranchent et rythment l’espace. Au bout, à l’horizon, des photographies, à peine visible, apparaissent comme des phénomènes optiques, des mirages. Une vingtaine de photographies  sont au mur dans trois formats d’exposition différents, sur les murs au fond de la salle, à l’opposé de l’arrivée de l’escalier. Des images de paysages dans la brume, au crépuscule, dans la nuit, des territoires sans humain, des fragments, extraits, fêlures. Un no man’s land d’une beauté pittoresque, apparait d’un coup, en se soulevant, fascinant.

Les questions qui préoccupent Maya Bösch concernent le rapport qu’on entretient avec l’image : la coproduction entre image et spectateur. Comment est-ce que la photographie manipule-t-elle, l’expérience et le réel? Qui est producteur de la douleur et de la mémoire ? L’image ou le spectateur, ou les deux ? Une autre question indispensable au processus de création : Comment photographier la mémoire ? Christian Lutz ne capturait pas seulement des images de répétition et du tournage, mais s’aventurait davantage à parcourir les paysages, les chemins, collines et routes qui mènent de Gibellina Nuova à Gibellina Vecchia (environ 11 km de distance entre les deux villages), et au «Grande Cretto» : errer parmi les ruines, la tragédie, sentir l’échec et l’utopie des temps révolus. Il s’agit de jouer, mélanger, délocaliser, inverser, se distancer, perturber, ... de créer des visions et du déplacement. Cette installation joue sur la perception du visiteur et sur son rapport à la photographie. Qu’est-ce qui se dessine quand il est loin de l’image, qu’est-ce qui se passe quand il est tout près. Qu’est-ce qu’une image et qu’est-ce qui est derrière ? Où finit la photographie et où commence la sienne ? Est-ce que ce qu’il voit est réel ou imaginé ? Quelle est l’histoire d’une image ? Quel est son futur, son ombre, son empreinte ? Gibellina se présente devant le visiteur comme un territoire utopique, comme une architecture de rêve, fantomatique.

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