Marcelo Brodsky
ACTION VISUELLE INTERNATIONALE EN SOLIDARITÉ AVEC LES VICTIMES DE AYOTZINAPA

12.10 — 12.11.2017

L’action de l’artiste Marcelo Brodsky, avec le CPG, sur le domaine public de la Ville de Genève vise, par l’affichage de 24 photographies sur le prestigieux quai du Mont-Blanc, à attirer l’attention sur les étudiants disparus de AYOTZINAA en 2014 au Mexique, pendant la session en octobre 2017 du Haut-Commissariat des Nations-Unies aux droits de l’homme, en partenariat avec le Festival du Film et Forum International sur les Droits Humains (FIFDH).

Vernissage: 12.10.2017 12:00

Affichage sur le quai du Mont-Blanc, en face de l’Hôtel Beau Rivage

En partenariat avec le FIFDH

Marcelo Brodsky (*1954, Buenos Aires) retrouve une photographie de classe en 1984 dans l’archive familiale à Buenos Aires à son retour de Barcelone, où il a passé sept ans en exil, fuyant la dictature militaire (1976 – 1984). Sur la photographie datant de 1967, l’artiste a laissé des annotations sur ses camarades d’antan au Collegio Nacional de Buenos Aires. Le visage de son meilleur ami Martin est barré de même que celui de deux autres camarades. Ils ont été séquestrés pa [...]

Marcelo Brodsky (*1954, Buenos Aires) retrouve une photographie de classe en 1984 dans l’archive familiale à Buenos Aires à son retour de Barcelone, où il a passé sept ans en exil, fuyant la dictature militaire (1976 – 1984). Sur la photographie datant de 1967, l’artiste a laissé des annotations sur ses camarades d’antan au Collegio Nacional de Buenos Aires. Le visage de son meilleur ami Martin est barré de même que celui de deux autres camarades. Ils ont été séquestrés par les militaires, comme l’a été son frère Fernando, porté disparu pour toujours ainsi que 30’000 autres citoyens argentins, voire plus. C’est ce crime d’état que la série Buena Memoria (présentée au Centre de la Photographie Genève en 2010 dans l’exposition La revanche de l’archive photographique) évoque à partir d’une photo de classe et qui a rendu l’artiste mondialement connu. Il participe actuellement à la Biennale de Lyon.

À la suite de la disparition des 43 étudiants, de l’école normale rurale AYOTINAPA, qui se rendaient à Iguala pour une manifestation contre l’état mexicain central en septembre 2014, Marcelo Brodsky a lancé un appel international, principalement aux écoles d’arts, afin qu’elles luttent avec une photographie de classe pour la mémoire des disparus d’AYOTINAPA. Selon Wikipédia, la police locale a intercepté les étudiants pendant leur voyage et une confrontation s’en est suivie. Les détails de ce qui s’est passé restent flous, mais l’enquête officielle a conclu qu’une fois que les étudiants se sont retrouvés en garde à vue, ils furent remis aux « guerreros unidos», un groupe mafieux local, puis tués. Le bilan fut de 27 blessés, 6 morts et 43 disparus. Ce massacre, vite devenu un scandale national révélant les relations entre pouvoir local et escadrons de la mort, avait déclenché une campagne de presse mondiale.

 

 


Fiche d'artiste

Marcelo Brodsky * 1954 à Buenos Aires, vit à Buenos Aires et São Paulo

Marcelo Brodsky (*1954, Buenos Aires) retrouve une photographie de classe en 1984 dans l’archive familiale à Buenos Aires à son retour de Barcelone, où il a passé sept ans en exil, fuyant la dictature militaire (1976 – 1984). Sur la photographie datant de 1967, l’artiste a laissé des annotations sur ses camarades d’antan au Collegio Nacional de Buenos Aires. Le visage de son meilleur ami Martin est barré de même que celui de deux autres camarades. Ils ont été séquestrés pa [...]

Marcelo Brodsky (*1954, Buenos Aires) retrouve une photographie de classe en 1984 dans l’archive familiale à Buenos Aires à son retour de Barcelone, où il a passé sept ans en exil, fuyant la dictature militaire (1976 – 1984). Sur la photographie datant de 1967, l’artiste a laissé des annotations sur ses camarades d’antan au Collegio Nacional de Buenos Aires. Le visage de son meilleur ami Martin est barré de même que celui de deux autres camarades. Ils ont été séquestrés par les militaires, comme l’a été son frère Fernando, porté disparu pour toujours ainsi que 30’000 autres citoyens argentins, voire plus. C’est ce crime d’état que la série Buena Memoria (présentée au Centre de la Photographie Genève en 2010 dans l’exposition La revanche de l’archive photographique) évoque à partir d’une photo de classe et qui a rendu l’artiste mondialement connu. Il participe actuellement à la Biennale de Lyon.

À la suite de la disparition des 43 étudiants, de l’école normale rurale AYOTINAPA, qui se rendaient à Iguala pour une manifestation contre l’état mexicain central en septembre 2014, Marcelo Brodsky a lancé un appel international, principalement aux écoles d’arts, afin qu’elles luttent avec une photographie de classe pour la mémoire des disparus d’AYOTINAPA. Selon Wikipédia, la police locale a intercepté les étudiants pendant leur voyage et une confrontation s’en est suivie. Les détails de ce qui s’est passé restent flous, mais l’enquête officielle a conclu qu’une fois que les étudiants se sont retrouvés en garde à vue, ils furent remis aux « guerreros unidos», un groupe mafieux local, puis tués. Le bilan fut de 27 blessés, 6 morts et 43 disparus. Ce massacre, vite devenu un scandale national révélant les relations entre pouvoir local et escadrons de la mort, avait déclenché une campagne de presse mondiale.

 

 


Vue d'exposition

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