Martin Widmer
UN ART DE LA DISPARITION L’Ambiguïté où la Morte Inoubliée

04.03 — 08.05.2016

UN ART DE LA DISPARITION présente deux séries inédites de Martin Widmer, dont L’Ambiguïté où la Morte Inoubliée, et une série, presque inédite, de Jacques Berthet datant de 2003. C’est l’absence de la figure humaine, là où on l’attend le moins, c’est-à-dire dans un miroir et dans une ville, le jour, qui fait le lien entre les œuvres de Martin Widmer et Jacques Berthet.

Vernissage: 03.03.2016

Le mardi 3 mai à 18h : Lecture des textes de Martin Widmer, en sa présence

Organisée principalement autour d’une série de photographies de miroirs et d’un texte écrit sous hypnose, L’Ambiguïté où la Morte Inoubliée est une exposition qui emmène le spectateur au cœur des mécanismes de l’image, de la photographie, de la vision. La série de Martin Widmer, Objet VII «Miroirs» déjoue la croyance populaire selon laquelle la photographie est un miroir.

Widmer nous propose la thèse inverse en photographiant ceux-ci, sans que [...]

Organisée principalement autour d’une série de photographies de miroirs et d’un texte écrit sous hypnose, L’Ambiguïté où la Morte Inoubliée est une exposition qui emmène le spectateur au cœur des mécanismes de l’image, de la photographie, de la vision. La série de Martin Widmer, Objet VII «Miroirs» déjoue la croyance populaire selon laquelle la photographie est un miroir.

Widmer nous propose la thèse inverse en photographiant ceux-ci, sans que ni son œil, ni celui de son appareil n’y apparaissent. Les images montrées au CPG présentent le même miroir photographié sous divers éclairages. Martin Widmer tente de cette manière de cerner la réalité d’un objet qui, la plupart du temps, est vu sans jamais être vraiment regardé. Objet paradoxal de la vision, le miroir, permet à l’artiste de continuer de poser la question qui traverse son travail actuel: «Qu’est-ce que voir ?». Cette question trouve un prolongement dans le texte, signé de l’artiste et mis à la disposition du spectateur, dans lequel un homme visite une exposition dont l’unique l’œuvre, une photographie, résiste au regard, celle-ci étant masquée par des reflets qui traversent la vitre qui la protège.

Mais, ce « il n’y a rien à voir », ce « on n’y voit rien » qui semble être le premier constat que le spectateur, réel ou fictionnel, fait devant les œuvres, n’est finalement que le point de départ d’une aventure visuelle dans laquelle d’inattendues apparitions se manifestent.

Si dans un premier temps le travail artistique de Martin Widmer s’est développé autour de la photographie et de la sculpture, il s’est depuis focalisé presque uniquement sur le médium photographique. Martin Widmer a ensuite orienté son travail photographique de façon à y intégrer complètement la question de l’objet, abandonnant dès lors leurs productions. Pour l’artiste, la distance physique et temporelle qu’instaurent les images photographiques avec le spectateur va de pair avec son projet de placer l’expérience de l’art dans un espace plus mental que physique.

Martin Widmer s’intéresse depuis longtemps à la relation complexe qu’entretient la photographie avec le réel. Le CPG avait déjà, en 2013 à l’occasion de l’exposition fALSEfAKES, montré son travail à partir de représentation de végétaux, des branches d’arbres et de fleurs, où il n’était pas possible au spectateur de distinguer à l’œil nu entre « nature morte », voire artificielle, et nature vivante. L’artiste lui même parle de sa nouvelle série comme « d’une expérience au cœur même du fonctionnement des images, de leurs ambiguïtés, là où ce qui est vu ne coïncide pas forcément avec ce qui est réellement montré ! ».

 


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Fiche d'artiste

Martin Widmer * 1972 à Neuchâtel, vit à Genève

Organisée principalement autour d’une série de photographies de miroirs et d’un texte écrit sous hypnose, L’Ambiguïté où la Morte Inoubliée est une exposition qui emmène le spectateur au cœur des mécanismes de l’image, de la photographie, de la vision. La série de Martin Widmer, Objet VII «Miroirs» déjoue la croyance populaire selon laquelle la photographie est un miroir.

Widmer nous propose la thèse inverse en photographiant ceux-ci, sans que [...]

Organisée principalement autour d’une série de photographies de miroirs et d’un texte écrit sous hypnose, L’Ambiguïté où la Morte Inoubliée est une exposition qui emmène le spectateur au cœur des mécanismes de l’image, de la photographie, de la vision. La série de Martin Widmer, Objet VII «Miroirs» déjoue la croyance populaire selon laquelle la photographie est un miroir.

Widmer nous propose la thèse inverse en photographiant ceux-ci, sans que ni son œil, ni celui de son appareil n’y apparaissent. Les images montrées au CPG présentent le même miroir photographié sous divers éclairages. Martin Widmer tente de cette manière de cerner la réalité d’un objet qui, la plupart du temps, est vu sans jamais être vraiment regardé. Objet paradoxal de la vision, le miroir, permet à l’artiste de continuer de poser la question qui traverse son travail actuel: «Qu’est-ce que voir ?». Cette question trouve un prolongement dans le texte, signé de l’artiste et mis à la disposition du spectateur, dans lequel un homme visite une exposition dont l’unique l’œuvre, une photographie, résiste au regard, celle-ci étant masquée par des reflets qui traversent la vitre qui la protège.

Mais, ce « il n’y a rien à voir », ce « on n’y voit rien » qui semble être le premier constat que le spectateur, réel ou fictionnel, fait devant les œuvres, n’est finalement que le point de départ d’une aventure visuelle dans laquelle d’inattendues apparitions se manifestent.

Si dans un premier temps le travail artistique de Martin Widmer s’est développé autour de la photographie et de la sculpture, il s’est depuis focalisé presque uniquement sur le médium photographique. Martin Widmer a ensuite orienté son travail photographique de façon à y intégrer complètement la question de l’objet, abandonnant dès lors leurs productions. Pour l’artiste, la distance physique et temporelle qu’instaurent les images photographiques avec le spectateur va de pair avec son projet de placer l’expérience de l’art dans un espace plus mental que physique.

Martin Widmer s’intéresse depuis longtemps à la relation complexe qu’entretient la photographie avec le réel. Le CPG avait déjà, en 2013 à l’occasion de l’exposition fALSEfAKES, montré son travail à partir de représentation de végétaux, des branches d’arbres et de fleurs, où il n’était pas possible au spectateur de distinguer à l’œil nu entre « nature morte », voire artificielle, et nature vivante. L’artiste lui même parle de sa nouvelle série comme « d’une expérience au cœur même du fonctionnement des images, de leurs ambiguïtés, là où ce qui est vu ne coïncide pas forcément avec ce qui est réellement montré ! ».

 


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