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Cyril Porchet * 1984 in Lausanne, lives in Lausanne

L’autorité de l’image photographique tient à deux paramètres. Premièrement, sa mise en œuvre, pour laquelle Cyril Porchet ne laisse aucune place au hazard. L’économie de ses images s’approche de celle des photographes de l’école de Düsseldorf, tel Andreas Gursky. Souvent en grand format, diasec encadré, l’objet photographique est conduit jusqu’au bout de sa chaine de production. Deuxièmement, les sujets auxquels Cyril Porchet s’attaque. E [...]

L’autorité de l’image photographique tient à deux paramètres. Premièrement, sa mise en œuvre, pour laquelle Cyril Porchet ne laisse aucune place au hazard. L’économie de ses images s’approche de celle des photographes de l’école de Düsseldorf, tel Andreas Gursky. Souvent en grand format, diasec encadré, l’objet photographique est conduit jusqu’au bout de sa chaine de production. Deuxièmement, les sujets auxquels Cyril Porchet s’attaque. En subliment des figures du pouvoir religieux et économique (la synthèse saute aux yeux, les Meetings deviennent l’église de la religion capitaliste) il établi un de rapport de force de l’ordre de l’infiltration. Le silence apparent de ces images est trompeur, ces dispositifs de puissance étouffent en profondeur un hurlement contre l’inadmissible beauté des apparences.

Les photographies de Cyril Porchet ont quelque chose à voir avec le trophée. Un trophée qui ne serait pas tenu par un corps dans un premier temps. Les églises (Séduction) et les Meetings disent qu’il y a quelque chose dans le monde des apparences qui met l’homme hors de lui même, ce sont les apparences elles même. Avec sa nouvelle série des reines, Cyril Porchet déplace avec humour la stratégie de déconstruction par la célébration qu’il à mis en place jusqu’ici. Ces reines de carnaval ont une fonction de dépense. Un éclat de rire, ou une nouveau sortilège au cœur de l’autorité séduisante de la photographie.

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