Joana Hadjithomas & Khalil Joreige
WONDER BEIRUT

21.04 — 19.07.2009

Après deux collaborations avec le Festival international de cinéma VISIONS DU RÉEL en 2002 et en 2004, le Centre de la photographie Genève (CPG) a initié la présentation de l’œuvre de Joana Hadjithomas et Khalil Joreige dont les qualités vidéo-cinématographiques sont aussi riches qu’elle excelle sur le plan de la photographie.Le Centre de la photographie Genève ne montrera pas seulement les pièces photographiques de ces deux artistes nés à Beyrouth en 1969, mais également deux vidéos qui ne peuvent être exposées que sous la forme d’une installation.

Vernissage: 21.04.2009

L’exposition a pour titre le nom d’une série de photographies de vieilles cartes postales représentant Beyrouth, brûlées et attribuées par les artistes à un photographe fictif. WONDER BEIRUT peut également correspondre à une importante partie du travail artistique de Joana Hadjithomas et Khalil Joreige. Aussi à l’aise dans le domaine du documentaire que dans le registre de la fiction, les deux artistes, qui vivent aujourd’hui entre Beyrouth et Paris, reposent avec c [...]

L’exposition a pour titre le nom d’une série de photographies de vieilles cartes postales représentant Beyrouth, brûlées et attribuées par les artistes à un photographe fictif. WONDER BEIRUT peut également correspondre à une importante partie du travail artistique de Joana Hadjithomas et Khalil Joreige. Aussi à l’aise dans le domaine du documentaire que dans le registre de la fiction, les deux artistes, qui vivent aujourd’hui entre Beyrouth et Paris, reposent avec chaque nouvelle oeuvre la question de savoir comment représenter la mémoire, et par la même aussi, de comment représenter la guerre.

En plus de la série WONDER BEIRUT, Le CPG montrera CERCLE DE CONFUSION, TROPHÉES DE GUERRE, ainsi que les vidéos DISTRACTED BULLETS et KHIAM 2000-2007.

Le sous-titre du premier volet du projet WONDER BEIRUT, « L’Histoire d’un photographe pyromane », en dit déjà long sur sa nature. Il s’agit du photographe Abdallah Farah qui reprend en 1964 le studio de son père, un ancien assistant de Dalati et Nuhra, dans le quartier de Bab Idriss. En 1968, Farah photographie pour l’office du tourisme libanais une série de 24 cartes postales avec Beyrouth comme sujet, lesquelles sont d’ailleurs toujours en vente aujourd’hui, ainsi que 12 illustrations pour le calendrier officiel de 1969. L’idée était de représenter les aspects modernes de la ville. Mais alors que la guerre civile s’étend, Farah brûle les négatifs au fur et à mesure de la destruction de la ville de 1975 à 1990. Il tente de les rendre conformes à son présent, aux événements qui se déroulent et aux bombardements qui touchent les batiments photographiés. Ce sont les « Processus historiques ». Les « Processus plastiques » sont une deuxième catégorie à l’intérieur de la série WONDER BEIRUT. Cette fois-ci, le photographe décide de la destruction des négatifs à partir de critères qu’il établit lui-même. Il invente des destructions, en provoque des originales, il n’est plus un simple spectateur. Le troisième et dernier volet du projet, les « Images latentes », sont des reproductions photographiques de rouleaux de pellicules prises par Abdallah Farah, mais jamais développés. Durant les années de guerre, Abdallah Farah manquait souvent de produit de développement, de fixateur et surtout du papier. Il finissait par ne plus développer les films, se contentant d’avoir l’image dans « la boîte ». Aujourd’hui encore, il ne ressent aucune nécessité de les développer. Par contre, chacun de ces films latents est daté, répertorié et conservé dans un tiroir. Chaque photographie est décrite de façon précise et minutieuse. Présentées telles des planches contacts, elles forment un journal relatant vie familiale et sentimentale, recherche photographique et histoire mouvementée du Liban contemporain.

La pièce CERCLE DE CONFUSION représente une large vue aérienne de Beyrouth en 1997, sept ans après que la guerre est officiellement terminée. La photographie mesure trois mètres sur quatre. Elle est coupée en 3000 pièces qui sont collées sur un miroir. Chacun des 3000 fragments est numéroté et porte à son revers l’inscription: « Beyrouth n’existe pas » ainsi que le numéro du fragment. Le public est invité à emporter un fragment de son choix. L’image de Beyrouth devient ainsi morcelée et à chaque fois qu’un spectateur en extrait une parcelle, il découvre un peu plus le miroir qui lui renvoie son image. Plus le miroir se découvre, plus il reflète le contexte dans lequel il est exposé. Le Cercle de confusion est l’épilogue d’un projet intitulé « L’archéologie de notre regard ». Les artistes s'interrogent ici sur la façon de représenter la ville après une catastrophe ou une guerre civile. Comment redécouvrir la matérialité et le pouvoir de l’image ? Malgré l’invitation qui est faite au public d’emporter des fragments de Beyrouth, la photographie ne peut jamais disparaître complètement dès lors qu'elle mesure 3 mètres de haut. Au fur et à mesure qu'il emporte des fragments avec lui, le public détruit l’image globale, mais, par le même geste, construit sa propre image de la ville et découvre son reflet dans le miroir. Autrement dit, la réflexion devient partie de l’image qui s'anime de la présence du spectateur. Joana Hadjithomas et Khalil Joreige ont écrit au sujet de cette pièce : « Nous aurions aussi bien pu écrire aux dos des fragments, à la place de " Beyrouth n’existe pas " : " Beyrouth nous fait exister" ».

La vidéo Distracted bullet est une installation qui est composée de 5 vues panoramiques de Beyrouth prises lors de moments de célébrations fêtés au moyen de feux d’artifices et de tirs d'armes à feu. En 1994, les milices se sont défaits de leur artillerie lourde et légère; chaque milicien fut autorisé à conserver une arme à feu en l'échange d'une arme qu'il aurait restituée. En certaines occasions, lors de mariages, de célébrations de fin d'études, d'élections, de réélections, de fêtes religieuses, certains sortent les armes et procèdent à des tirs de réjouissance afin de ponctuer l'évènement. Puis on range les fusils jusqu’à la prochaine occasion. Les sons mêlés des feux d’artifice et d'armes à feu, leur intensité sonore, leur orientation, rend possible l'établissement d'une topographie de la ville et de ses divisions : les parties qui célèbrent joyeusement, d'un côté, et celles qui restent silencieuses à l’occasion du même événement. Le son provenant de l’installation détermine aussi la position des spectateurs, celle de la personne qui filme et la nature et le contexte de l’événement politique. Ce sont 15 minutes réparties en 5 événements enregistrés du même emplacement, le village de Beit Mery, au Metn. Demeure la question cruelle : Combien de personnes qui ont eu la chance d’avoir survécu à la guerre, sont devenues les victimes de balles perdues (en arabe « Rassassa Tayiché « dont la traduction anglaise littérale est distracted bullets) tirées lors de ces différentes festivités ?

La vidéo KHIAM 2000-2007 pose la question des limites de la représentation en évoquant la (sur)vie des prisonniers de guerre dans les camps de détention, à l’exemple de celui de Khiam au sud du Liban. Conscients du fait que ces expériences ne peuvent être partagées que très difficilement, les deux artistes expérimentent un genre de narration qui, par la parole, construit lentement des images sur le principe de l’évocation. Le récit des anciens détenus compense l’absence d’images du camp. Durant tout le temps de l’occupation du sud du Liban, de 1978 à 2000, une milice proche de l’armée israélienne, la South Lebanon Army SLA, contrôlaient tout le territoire et géraient également le camp de Khiam. Durant cette période, les images du camp de Khiam n'étaient pas accessibles. On entendait seulement parler du camp. Un sentiment d’urgence a prévalu durant le tournage qui s’est déroulé quelques mois avant la libération du sud du Liban et le démantèlement du camp. Six anciens détenus – trois femmes et trois hommes – racontent face à la caméra de Joana Hadjithomas et Khalil Joreige comment ils vivaient, dormaient, rêvaient et ce qu'ils ont pensé pendant les six à dix ans qu'a duré leur enfermement entre les quatre murs d’une cellule d'un mètre quatre-vingt sur quatre-vingts centimètres, privés de la plus élémentaire des commodités. Ils nous racontent comment ils ont réussi à survivre grâce au travail artistique. Ils ont fabriqué en clandestinité une aiguille, un crayon, un jeu d’échecs…La vidéo KHIAM 2000_20007 se veut moins une condamnation politique qu’une réflexion de portée métaphysique sur le pouvoir de la volonté de vivre qui anime les êtres humains jusque dans des conditions de privation de liberté les plus extrêmes sous la férule de leurs geôliers dont le comportement à visée disciplinaire tend à éradiquer toute trace d'humanité. En mai 2000, après le retrait des troupes israéliennes, le camp est démantelé puis transformé en musée avant d’être totalement détruit durant la guerre de juillet 2006. Il n’en reste que des ruines de guerre. Joana Hadjithomas et Khalil Joreige retrouvent alors les 6 anciens détenus pour évoquer avec eux cette destruction, la façon dont il faut préserver la mémoire, la trace de ces lieux, de cette Histoire.

Trophées de guerre est une série photographique autour de véhicules militaires abandonnés à la libération du Sud en 2000. Ces « trophées » faisaient l’objet d’une exposition temporaire au camp-musée de Khiam quand ils ont été à nouveau détruits durant la guerre de Juillet 2006. Photographiés de façon frontale, ils semblent opérer un glissement temporel : ils sont les indices d’une autre guerre, les témoins d’une nouvelle. Ils apparaissent ainsi décalés et étranges, pathétiques et questionnent la position du spectateur, le rapport à l’image.

Pour plus de renseignement : www.hadjithomasjoreige.com

Nous remercions Fabienne Leclerc et l’équipe de la Galerie in-situ (Paris) pour leur collaboration


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Fiche d'artiste

Joana Hadjithomas & Khalil Joreige * 1969 à Beyrouth, vit à Beyrouth et Paris

L’exposition a pour titre le nom d’une série de photographies de vieilles cartes postales représentant Beyrouth, brûlées et attribuées par les artistes à un photographe fictif. WONDER BEIRUT peut également correspondre à une importante partie du travail artistique de Joana Hadjithomas et Khalil Joreige. Aussi à l’aise dans le domaine du documentaire que dans le registre de la fiction, les deux artistes, qui vivent aujourd’hui entre Beyrouth et Paris, reposent avec c [...]

L’exposition a pour titre le nom d’une série de photographies de vieilles cartes postales représentant Beyrouth, brûlées et attribuées par les artistes à un photographe fictif. WONDER BEIRUT peut également correspondre à une importante partie du travail artistique de Joana Hadjithomas et Khalil Joreige. Aussi à l’aise dans le domaine du documentaire que dans le registre de la fiction, les deux artistes, qui vivent aujourd’hui entre Beyrouth et Paris, reposent avec chaque nouvelle oeuvre la question de savoir comment représenter la mémoire, et par la même aussi, de comment représenter la guerre.

En plus de la série WONDER BEIRUT, Le CPG montrera CERCLE DE CONFUSION, TROPHÉES DE GUERRE, ainsi que les vidéos DISTRACTED BULLETS et KHIAM 2000-2007.

Le sous-titre du premier volet du projet WONDER BEIRUT, « L’Histoire d’un photographe pyromane », en dit déjà long sur sa nature. Il s’agit du photographe Abdallah Farah qui reprend en 1964 le studio de son père, un ancien assistant de Dalati et Nuhra, dans le quartier de Bab Idriss. En 1968, Farah photographie pour l’office du tourisme libanais une série de 24 cartes postales avec Beyrouth comme sujet, lesquelles sont d’ailleurs toujours en vente aujourd’hui, ainsi que 12 illustrations pour le calendrier officiel de 1969. L’idée était de représenter les aspects modernes de la ville. Mais alors que la guerre civile s’étend, Farah brûle les négatifs au fur et à mesure de la destruction de la ville de 1975 à 1990. Il tente de les rendre conformes à son présent, aux événements qui se déroulent et aux bombardements qui touchent les batiments photographiés. Ce sont les « Processus historiques ». Les « Processus plastiques » sont une deuxième catégorie à l’intérieur de la série WONDER BEIRUT. Cette fois-ci, le photographe décide de la destruction des négatifs à partir de critères qu’il établit lui-même. Il invente des destructions, en provoque des originales, il n’est plus un simple spectateur. Le troisième et dernier volet du projet, les « Images latentes », sont des reproductions photographiques de rouleaux de pellicules prises par Abdallah Farah, mais jamais développés. Durant les années de guerre, Abdallah Farah manquait souvent de produit de développement, de fixateur et surtout du papier. Il finissait par ne plus développer les films, se contentant d’avoir l’image dans « la boîte ». Aujourd’hui encore, il ne ressent aucune nécessité de les développer. Par contre, chacun de ces films latents est daté, répertorié et conservé dans un tiroir. Chaque photographie est décrite de façon précise et minutieuse. Présentées telles des planches contacts, elles forment un journal relatant vie familiale et sentimentale, recherche photographique et histoire mouvementée du Liban contemporain.

La pièce CERCLE DE CONFUSION représente une large vue aérienne de Beyrouth en 1997, sept ans après que la guerre est officiellement terminée. La photographie mesure trois mètres sur quatre. Elle est coupée en 3000 pièces qui sont collées sur un miroir. Chacun des 3000 fragments est numéroté et porte à son revers l’inscription: « Beyrouth n’existe pas » ainsi que le numéro du fragment. Le public est invité à emporter un fragment de son choix. L’image de Beyrouth devient ainsi morcelée et à chaque fois qu’un spectateur en extrait une parcelle, il découvre un peu plus le miroir qui lui renvoie son image. Plus le miroir se découvre, plus il reflète le contexte dans lequel il est exposé. Le Cercle de confusion est l’épilogue d’un projet intitulé « L’archéologie de notre regard ». Les artistes s'interrogent ici sur la façon de représenter la ville après une catastrophe ou une guerre civile. Comment redécouvrir la matérialité et le pouvoir de l’image ? Malgré l’invitation qui est faite au public d’emporter des fragments de Beyrouth, la photographie ne peut jamais disparaître complètement dès lors qu'elle mesure 3 mètres de haut. Au fur et à mesure qu'il emporte des fragments avec lui, le public détruit l’image globale, mais, par le même geste, construit sa propre image de la ville et découvre son reflet dans le miroir. Autrement dit, la réflexion devient partie de l’image qui s'anime de la présence du spectateur. Joana Hadjithomas et Khalil Joreige ont écrit au sujet de cette pièce : « Nous aurions aussi bien pu écrire aux dos des fragments, à la place de " Beyrouth n’existe pas " : " Beyrouth nous fait exister" ».

La vidéo Distracted bullet est une installation qui est composée de 5 vues panoramiques de Beyrouth prises lors de moments de célébrations fêtés au moyen de feux d’artifices et de tirs d'armes à feu. En 1994, les milices se sont défaits de leur artillerie lourde et légère; chaque milicien fut autorisé à conserver une arme à feu en l'échange d'une arme qu'il aurait restituée. En certaines occasions, lors de mariages, de célébrations de fin d'études, d'élections, de réélections, de fêtes religieuses, certains sortent les armes et procèdent à des tirs de réjouissance afin de ponctuer l'évènement. Puis on range les fusils jusqu’à la prochaine occasion. Les sons mêlés des feux d’artifice et d'armes à feu, leur intensité sonore, leur orientation, rend possible l'établissement d'une topographie de la ville et de ses divisions : les parties qui célèbrent joyeusement, d'un côté, et celles qui restent silencieuses à l’occasion du même événement. Le son provenant de l’installation détermine aussi la position des spectateurs, celle de la personne qui filme et la nature et le contexte de l’événement politique. Ce sont 15 minutes réparties en 5 événements enregistrés du même emplacement, le village de Beit Mery, au Metn. Demeure la question cruelle : Combien de personnes qui ont eu la chance d’avoir survécu à la guerre, sont devenues les victimes de balles perdues (en arabe « Rassassa Tayiché « dont la traduction anglaise littérale est distracted bullets) tirées lors de ces différentes festivités ?

La vidéo KHIAM 2000-2007 pose la question des limites de la représentation en évoquant la (sur)vie des prisonniers de guerre dans les camps de détention, à l’exemple de celui de Khiam au sud du Liban. Conscients du fait que ces expériences ne peuvent être partagées que très difficilement, les deux artistes expérimentent un genre de narration qui, par la parole, construit lentement des images sur le principe de l’évocation. Le récit des anciens détenus compense l’absence d’images du camp. Durant tout le temps de l’occupation du sud du Liban, de 1978 à 2000, une milice proche de l’armée israélienne, la South Lebanon Army SLA, contrôlaient tout le territoire et géraient également le camp de Khiam. Durant cette période, les images du camp de Khiam n'étaient pas accessibles. On entendait seulement parler du camp. Un sentiment d’urgence a prévalu durant le tournage qui s’est déroulé quelques mois avant la libération du sud du Liban et le démantèlement du camp. Six anciens détenus – trois femmes et trois hommes – racontent face à la caméra de Joana Hadjithomas et Khalil Joreige comment ils vivaient, dormaient, rêvaient et ce qu'ils ont pensé pendant les six à dix ans qu'a duré leur enfermement entre les quatre murs d’une cellule d'un mètre quatre-vingt sur quatre-vingts centimètres, privés de la plus élémentaire des commodités. Ils nous racontent comment ils ont réussi à survivre grâce au travail artistique. Ils ont fabriqué en clandestinité une aiguille, un crayon, un jeu d’échecs…La vidéo KHIAM 2000_20007 se veut moins une condamnation politique qu’une réflexion de portée métaphysique sur le pouvoir de la volonté de vivre qui anime les êtres humains jusque dans des conditions de privation de liberté les plus extrêmes sous la férule de leurs geôliers dont le comportement à visée disciplinaire tend à éradiquer toute trace d'humanité. En mai 2000, après le retrait des troupes israéliennes, le camp est démantelé puis transformé en musée avant d’être totalement détruit durant la guerre de juillet 2006. Il n’en reste que des ruines de guerre. Joana Hadjithomas et Khalil Joreige retrouvent alors les 6 anciens détenus pour évoquer avec eux cette destruction, la façon dont il faut préserver la mémoire, la trace de ces lieux, de cette Histoire.

Trophées de guerre est une série photographique autour de véhicules militaires abandonnés à la libération du Sud en 2000. Ces « trophées » faisaient l’objet d’une exposition temporaire au camp-musée de Khiam quand ils ont été à nouveau détruits durant la guerre de Juillet 2006. Photographiés de façon frontale, ils semblent opérer un glissement temporel : ils sont les indices d’une autre guerre, les témoins d’une nouvelle. Ils apparaissent ainsi décalés et étranges, pathétiques et questionnent la position du spectateur, le rapport à l’image.

Pour plus de renseignement : www.hadjithomasjoreige.com

Nous remercions Fabienne Leclerc et l’équipe de la Galerie in-situ (Paris) pour leur collaboration


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