Lucinda Devlin
THE OMEGA SUITES

29.01 — 14.03.2010

Entre 1991 et 1998, Lucinda Devlin voyageait dans le vaste pays des États-Unis d’Amérique pour photographier des cellules de mort – et les pièces adjacentes – dans les prisons de 22 états. Elle a nommé cette série, publiée sous la forme d’un livre en 2003 chez Steidl, The Omega Suites, en référence à la dernière lettre de l’alphabet grec et renvoyant par la même métaphoriquement à la finalité de l’execution.

Vernissage: 28.01.2010

L’artiste, ayant déjà produit des séries sur des lieux de maladie et de mort comme les salle d’opération ou les morgues et des lieux de plaisir comme des discos, des salons de bronzages ou des chambres d’hôtel extravagant, a travaillé pour The Omega Suites avec un appareil au format 6x6cm, en utilisant exclusivement la lumière ambiante pour une documentation d’intérieurs, unique à ce jour. Son style est sciemment emprunté à la photographie des magazines d’archit [...]

L’artiste, ayant déjà produit des séries sur des lieux de maladie et de mort comme les salle d’opération ou les morgues et des lieux de plaisir comme des discos, des salons de bronzages ou des chambres d’hôtel extravagant, a travaillé pour The Omega Suites avec un appareil au format 6x6cm, en utilisant exclusivement la lumière ambiante pour une documentation d’intérieurs, unique à ce jour. Son style est sciemment emprunté à la photographie des magazines d’architecture d’intérieur. L’effroi qui se dégage des clichés de Lucinda Devlin est dû à la précision des détails enregistrés qui témoignent de l’authenticité des lieux, comme une horloge d’usine accrochée bien en vue, par exemple et l’absence de toute personne. Avec l’absence d’humain, Devlin pointe l’opposé de la presse à sensation. Les condamné(es)s, souvent très mal représenté dans les journaux et à la télévision, sont absent sur le photographies de Devlin, par contre tout l’appareillage qui doit les amener à la fin de leur vie est omniprésent. L’artiste s’intéresse de façon évidente à des questions structurelles liées à la peine de mort et non pas à des questions lié à l’émotion du spectateur. D’office, le voyeurisme est banni. Et on ne se pose devant ses photographies pas la question si une certaine personne aurait mérité ou pas la peine absolue (il a une sale guele, bien fait pour lui), par contre on se pose des questions au sujet d’une société qui produit de tels appareillages, de tel dispositifs voir de tels lieux. La photographe dit elle même, qu’après le 11 septembre 2001, un tel travail, réalisé avec l’accord avec les directions pénitentiaires, ne serait plus possible.

The Omega Suites est le témoignage de la confiance aveugle de l’humanité moderne en le progrès technoscientifique. C’est là que les photographies de Lucinda Devlin touche le spectateur : par la présentation des détails techniques qui permettent l’exécution. Souvent, les photographies représentant des exécutions et des salles de mort sont entourées d’un secret voyeuriste. C’est le contraire avec le travail de Lucinda Devlin. Et si les chaises électriques d’Andy Warhol agissent comme symbole pour une société démocratique qui applique la peine capitale, l’effroi qu’elles produisent provient non pas, comme dans le cas de Lucinda Devlin, de l’horreur de l’authenticité, mais de l’impression sérigraphique noire sur une peinture monochrome noire. L’artiste trouve un équivalent photographique au vidéo « Gefängnisbilder » de Harun Farucki, qui montrait les conséquences meurtrière du système pénitencier des E.U. d’aujourd’hui, régi des entreprise privé et une justice de classe, voir de race.

Le dispositif de la mise à mort, tel que Lucinda Devlin a pu le documenter dans à peu près la moitié des états des USA, est la rencontre des technosciences et de l’ordre social. Au contraire des mystificateurs, elle rend l’horreur transparent et cliniquement lisible. Avec The Omega suites, la photographe touche une corde de la politique intérieure des USA très sensible : 70% des habitants des USA sont favorables à la peine de mort qui a été réintroduite en 1976.

L’exposition est organisé grace au soutien de l’ordre des avocats genevois à l’occasion du 4e Congrès mondial contre la peine de mort.


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Fiche d'artiste

Lucinda Devlin * 1947 à Ann Arbor, Michigan, vit à Indianapolis

L’artiste, ayant déjà produit des séries sur des lieux de maladie et de mort comme les salle d’opération ou les morgues et des lieux de plaisir comme des discos, des salons de bronzages ou des chambres d’hôtel extravagant, a travaillé pour The Omega Suites avec un appareil au format 6x6cm, en utilisant exclusivement la lumière ambiante pour une documentation d’intérieurs, unique à ce jour. Son style est sciemment emprunté à la photographie des magazines d’archit [...]

L’artiste, ayant déjà produit des séries sur des lieux de maladie et de mort comme les salle d’opération ou les morgues et des lieux de plaisir comme des discos, des salons de bronzages ou des chambres d’hôtel extravagant, a travaillé pour The Omega Suites avec un appareil au format 6x6cm, en utilisant exclusivement la lumière ambiante pour une documentation d’intérieurs, unique à ce jour. Son style est sciemment emprunté à la photographie des magazines d’architecture d’intérieur. L’effroi qui se dégage des clichés de Lucinda Devlin est dû à la précision des détails enregistrés qui témoignent de l’authenticité des lieux, comme une horloge d’usine accrochée bien en vue, par exemple et l’absence de toute personne. Avec l’absence d’humain, Devlin pointe l’opposé de la presse à sensation. Les condamné(es)s, souvent très mal représenté dans les journaux et à la télévision, sont absent sur le photographies de Devlin, par contre tout l’appareillage qui doit les amener à la fin de leur vie est omniprésent. L’artiste s’intéresse de façon évidente à des questions structurelles liées à la peine de mort et non pas à des questions lié à l’émotion du spectateur. D’office, le voyeurisme est banni. Et on ne se pose devant ses photographies pas la question si une certaine personne aurait mérité ou pas la peine absolue (il a une sale guele, bien fait pour lui), par contre on se pose des questions au sujet d’une société qui produit de tels appareillages, de tel dispositifs voir de tels lieux. La photographe dit elle même, qu’après le 11 septembre 2001, un tel travail, réalisé avec l’accord avec les directions pénitentiaires, ne serait plus possible.

The Omega Suites est le témoignage de la confiance aveugle de l’humanité moderne en le progrès technoscientifique. C’est là que les photographies de Lucinda Devlin touche le spectateur : par la présentation des détails techniques qui permettent l’exécution. Souvent, les photographies représentant des exécutions et des salles de mort sont entourées d’un secret voyeuriste. C’est le contraire avec le travail de Lucinda Devlin. Et si les chaises électriques d’Andy Warhol agissent comme symbole pour une société démocratique qui applique la peine capitale, l’effroi qu’elles produisent provient non pas, comme dans le cas de Lucinda Devlin, de l’horreur de l’authenticité, mais de l’impression sérigraphique noire sur une peinture monochrome noire. L’artiste trouve un équivalent photographique au vidéo « Gefängnisbilder » de Harun Farucki, qui montrait les conséquences meurtrière du système pénitencier des E.U. d’aujourd’hui, régi des entreprise privé et une justice de classe, voir de race.

Le dispositif de la mise à mort, tel que Lucinda Devlin a pu le documenter dans à peu près la moitié des états des USA, est la rencontre des technosciences et de l’ordre social. Au contraire des mystificateurs, elle rend l’horreur transparent et cliniquement lisible. Avec The Omega suites, la photographe touche une corde de la politique intérieure des USA très sensible : 70% des habitants des USA sont favorables à la peine de mort qui a été réintroduite en 1976.

L’exposition est organisé grace au soutien de l’ordre des avocats genevois à l’occasion du 4e Congrès mondial contre la peine de mort.


Vue d'exposition

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