Erik Steinbrecher
SUPERFUNDI

23.06 — 02.09.2007

Le travail d’Erik Steinbrecher (1963, Bâle) s’est développé essentiellement à partir de deux domaines, la sculpture et la photographie. Le sculpteur s’est de plus en plus engagé dans l’espace public, comme l’homme d’images, puisqu’il travaille principalement avec des photographies glanées dans les mass média, une autre forme d’espace public.

Vernissage: 22.06.2007

Pour l’exposition Superfundi, Erik Steinbrecher produit deux livres, dont un livre d’artiste. Les deux sont composés de photographies noir et blanc et sans texte. Ils sont le point de départ d’une présentation qui tente de montrer la diversité de son activité de « faiseur » de livres.

L’exposition porte le titre d’un des deux livres édités par le Centre de la photographie Genève, Superfundi. Celui-ci documente une succession de résidus en forme de tas et de trou [...]

Pour l’exposition Superfundi, Erik Steinbrecher produit deux livres, dont un livre d’artiste. Les deux sont composés de photographies noir et blanc et sans texte. Ils sont le point de départ d’une présentation qui tente de montrer la diversité de son activité de « faiseur » de livres.

L’exposition porte le titre d’un des deux livres édités par le Centre de la photographie Genève, Superfundi. Celui-ci documente une succession de résidus en forme de tas et de trous dans l’espace public : des traces d’excavations dans des prés, des débris d’un bac à sable, des tombes fraîchement comblées, des amassements de gravats, des creux sans fonction dans des terrains vagues, des tas de composte ou encore des monticules de terre proches d’un chantier. Ces photographies insignifiantes et démunies d’intérêt esthétique, ont été prises par l’artiste au gré de ses déambulations, majoritairement à Berlin, sa ville d’élection, et dans ses alentours.

Le deuxième livre –Stubborn Statue – réalisé avec Tomas Kadlcik, est constitué de photographies de presse de l’agence Keystone, résiduelles elles aussi, puisque jamais proposées aux rédactions en raison de leur pauvreté informative. Qu’il s’agisse d’un homme à la tête drapée dans un keffieh passant devant un bonhomme de neige, ou de Penelope Cruz entourant, en compagnie d’un homme, une sorte d’Alien en polystyrène, un mystère plane quant au sens de ces photographies. Elles sont toutes liées à l’actualité, mais leur sujet principal n’est d’aucune manière intelligible et seule des légendes pourraient les expliciter. Celles-ci, pour laisser libre cours à notre interprétation, sont réunies dans un petit livret en insert.

Ainsi les photographies prisent par l’artiste, exemptes de toute revendication d’auteur, tout comme les photographies « trouvées » accompagnées de leur légende, se qualifient par leur contenu « infra mince ». Ce qui les réunit est une attention obsessionnelle de la part de l’artiste pour le banal.

Avec ces deux publications, le Centre de la photographie Genève entame un travail éditorial. Quatre voies sont prévues : l’essai, le livre d’artiste, le livre de photographies et le catalogue d’exposition.


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Fiche d'artiste

Erik Steinbrecher * 1963 à Bâle, vit à Berlin

Pour l’exposition Superfundi, Erik Steinbrecher produit deux livres, dont un livre d’artiste. Les deux sont composés de photographies noir et blanc et sans texte. Ils sont le point de départ d’une présentation qui tente de montrer la diversité de son activité de « faiseur » de livres.

L’exposition porte le titre d’un des deux livres édités par le Centre de la photographie Genève, Superfundi. Celui-ci documente une succession de résidus en forme de tas et de trou [...]

Pour l’exposition Superfundi, Erik Steinbrecher produit deux livres, dont un livre d’artiste. Les deux sont composés de photographies noir et blanc et sans texte. Ils sont le point de départ d’une présentation qui tente de montrer la diversité de son activité de « faiseur » de livres.

L’exposition porte le titre d’un des deux livres édités par le Centre de la photographie Genève, Superfundi. Celui-ci documente une succession de résidus en forme de tas et de trous dans l’espace public : des traces d’excavations dans des prés, des débris d’un bac à sable, des tombes fraîchement comblées, des amassements de gravats, des creux sans fonction dans des terrains vagues, des tas de composte ou encore des monticules de terre proches d’un chantier. Ces photographies insignifiantes et démunies d’intérêt esthétique, ont été prises par l’artiste au gré de ses déambulations, majoritairement à Berlin, sa ville d’élection, et dans ses alentours.

Le deuxième livre –Stubborn Statue – réalisé avec Tomas Kadlcik, est constitué de photographies de presse de l’agence Keystone, résiduelles elles aussi, puisque jamais proposées aux rédactions en raison de leur pauvreté informative. Qu’il s’agisse d’un homme à la tête drapée dans un keffieh passant devant un bonhomme de neige, ou de Penelope Cruz entourant, en compagnie d’un homme, une sorte d’Alien en polystyrène, un mystère plane quant au sens de ces photographies. Elles sont toutes liées à l’actualité, mais leur sujet principal n’est d’aucune manière intelligible et seule des légendes pourraient les expliciter. Celles-ci, pour laisser libre cours à notre interprétation, sont réunies dans un petit livret en insert.

Ainsi les photographies prisent par l’artiste, exemptes de toute revendication d’auteur, tout comme les photographies « trouvées » accompagnées de leur légende, se qualifient par leur contenu « infra mince ». Ce qui les réunit est une attention obsessionnelle de la part de l’artiste pour le banal.

Avec ces deux publications, le Centre de la photographie Genève entame un travail éditorial. Quatre voies sont prévues : l’essai, le livre d’artiste, le livre de photographies et le catalogue d’exposition.


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