Chris Marker
Passengers

25.11.2011 — 26.02.2012

Dans la série de photographies réalisée avec une montre – d’où son titre QUELLE HEURE EST-ELLE ? (2004-2008) -, Chris Marker vole des portraits “comme un paparazzo bien intentionné”, selon ses propres termes.

Vernissage: 24.11.2011

Inspiré par le court mais inoubliable poème d’Ezra Pound ("L’apparition de ces visages dans la foule / Des pétales sur une branche noire humide"), il se met à prendre des photographies dans le métro parisien. En collectionnant ces "pétales", son intention est de restituer ses sujets sous leur meilleur jour, souvent imperceptible dans le flux du temps, afin qu’ils soient en accord avec eux-mêmes et leur vraie nature. Il commence l’expérience avec un appareil dissimulé dans un [...]

Inspiré par le court mais inoubliable poème d’Ezra Pound ("L’apparition de ces visages dans la foule / Des pétales sur une branche noire humide"), il se met à prendre des photographies dans le métro parisien. En collectionnant ces "pétales", son intention est de restituer ses sujets sous leur meilleur jour, souvent imperceptible dans le flux du temps, afin qu’ils soient en accord avec eux-mêmes et leur vraie nature. Il commence l’expérience avec un appareil dissimulé dans une montre. S’il passe ensuite à d’autres appareils, le titre reste inchangé, pour nous rappeler que l’instant volé du visage d’une femme révèle quelque chose du temps lui-même. Il développe la même idée avec la série PASSENGERS (PASSAGERS, 2008-2010). "Cocteau disait que, la nuit, les statues s’échappent des musées pour se promener dans la rue" explique Marker qui affirme tomber parfois sur les modèles de grands maîtres de la peinture dans le métro parisien, des figures fantomatiques, s’effaçant dans un hors-temps. Ces images en couleur illustrent les diverses manières dont les gens bâtissent des frontières invisibles autour d’eux afin de supporter la vie dans la ville moderne.


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Fiche d'artiste

Chris Marker * 1921 à Paris, vit à Paris

Inspiré par le court mais inoubliable poème d’Ezra Pound ("L’apparition de ces visages dans la foule / Des pétales sur une branche noire humide"), il se met à prendre des photographies dans le métro parisien. En collectionnant ces "pétales", son intention est de restituer ses sujets sous leur meilleur jour, souvent imperceptible dans le flux du temps, afin qu’ils soient en accord avec eux-mêmes et leur vraie nature. Il commence l’expérience avec un appareil dissimulé dans un [...]

Inspiré par le court mais inoubliable poème d’Ezra Pound ("L’apparition de ces visages dans la foule / Des pétales sur une branche noire humide"), il se met à prendre des photographies dans le métro parisien. En collectionnant ces "pétales", son intention est de restituer ses sujets sous leur meilleur jour, souvent imperceptible dans le flux du temps, afin qu’ils soient en accord avec eux-mêmes et leur vraie nature. Il commence l’expérience avec un appareil dissimulé dans une montre. S’il passe ensuite à d’autres appareils, le titre reste inchangé, pour nous rappeler que l’instant volé du visage d’une femme révèle quelque chose du temps lui-même. Il développe la même idée avec la série PASSENGERS (PASSAGERS, 2008-2010). "Cocteau disait que, la nuit, les statues s’échappent des musées pour se promener dans la rue" explique Marker qui affirme tomber parfois sur les modèles de grands maîtres de la peinture dans le métro parisien, des figures fantomatiques, s’effaçant dans un hors-temps. Ces images en couleur illustrent les diverses manières dont les gens bâtissent des frontières invisibles autour d’eux afin de supporter la vie dans la ville moderne.


Vue d'exposition

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