Fiche d'artiste


Fred Lonidier * 1942 à Lake View (Oregon), vit à San Diego

Pour Fred Lonidier le terme « art » ne fait pas sens si on ne l’enracine pas dans son sol historique, politique, social et économique. En ce sens, les avant-gardes historiques du début du XXème siècle et plus spécifiquement les constructivistes soviétiques font référence pour l’artiste, car ils visaient clairement, par leurs activités artistiques, des changements de société ; citons aussi comme influence l’artiste marxiste, John Heartfield et surtout le dramaturge Bertolt [...]

Pour Fred Lonidier le terme « art » ne fait pas sens si on ne l’enracine pas dans son sol historique, politique, social et économique. En ce sens, les avant-gardes historiques du début du XXème siècle et plus spécifiquement les constructivistes soviétiques font référence pour l’artiste, car ils visaient clairement, par leurs activités artistiques, des changements de société ; citons aussi comme influence l’artiste marxiste, John Heartfield et surtout le dramaturge Bertolt Brecht. Au début des années 70, Fred Lonidier se trouve à l’UCSD avec un groupe informel de professeurs, dont Phel Steinmetz, et d’étudiants, dont Martha Rosler et Allan Sekula, décidés à en finir avec le mythe de la photographie documentaire à la Dorothea Lange et Walker Evans – d’une histoire de l’Amérique de la dépression qui au fil du temps avait été complètement vidée de son mordant politique pour devenir un objet d’histoire de la photographie, c’est-à-dire de contemplation muséale. Ils voulaient reformuler un nouveau documentarisme et se tournèrent vers la forme d’avant-garde la plus contemporaine : l’art conceptuel. Mais au contraire de leurs collègues de la côte est, à l’instar d’un Joseph Kosuth ou d’un Lawrence Weiner qui perpétuaient la notion d’autonomie de l’œuvre d’art cultivée par les peintres de l’école de New York, puis par les minimalistes, ils se servaient du texte écrit et de la photographie pour les charger de contenus social et politique.

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